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Je suis actuellement en travaux.
"Zone sinistrée; la reconstruction du bâtiment est en cours."
Une fois qu'on est tombé, on ne peut que se relever et être encore meilleur. Cette pensée optimiste m'aide à tenir le coup. Et encore, parfois je baisserais bien les bras...
L'avenir m'effrai, le temps qui passe m'effrai, les gens m'effraient.
Je n'ai pas de reperts concrets, je suis comme dans une barque qui tangue sur l'eau, une barque peu sécurisante et instable. Mais je dois continuer à ramer pour m'en sortir, c'est comme ça.
La vie est une barque et ton devoir et de mener ta barque bien comme il faut, sans trop de ratures, mais les autres représentent l'eau que tu dois affrontée, l'eau sinistre et agitée.
Ton but depuis que tu es tout petit est d'avancer, tant bien que mal.
Une feuille d'automne tombe à tes pieds, au même moment une femme est en train de se faire égorgée en Irak.
Ta mère t'annonces que tu ne reverras plus jamais ton grand père, au même instant, un enfant cambodgien voué à mourir d'une grave maladie guérrit, comme par magie.
Le vase du salon se retrouve en mille morceaux sur le tapie à cause de ta maladresse, à ce moment précis, une bombe explose dans le métro au Japon.
Certains actes insoupçonnés se révélent être décisifs.


Le dix-huit novembre, une jeune américaine de seize ans se faire écraser (le terme est approprié) par un semi-remorque : on retrouve des bouts de son corps, éparpillés sur la route.
Le même jour, à la même heure, je m'arrête de respirer. En réalité c'est mon coeur qui s'est arrêté, il avait décidé qu'il en avait marre et que continuer ne servait à rien.
Je suis donc morte le dix-huit novembre.


Des flashs rouges, des bruits saccadés et violents, la penombre, une impression de libération.
Je suis partagé entre vivre et mourir. L'ultimatum est tentant.
Je sais que si je me bats je peux y arriver. Mais l'envie n'est pas la.
Je commence à aperçevoir des pompiers, des ambulanciers qui s'affairent autour de moi.
Je ne comprends rien et c'est tant mieux, au moins, la ou je suis, je suis tranquille.
On me mets sur un branquare puis dans une ambulance. Je vois mon corp ou plutot le spectre de celui-ci qui gît sur le toit de la voiture. Il y a des traces de sang. En même temps, je viens de faire une chute de cinq étages...


Puis tout s'accélère, je tombe dans le coma sans trop résister. Ma famille vient me voir, c'est affreux ce qui m'arrive.
En un rien de temps ma vie à basculée. Ou plutot ma mort.
Trés vite, le médecin se rends à l'évidence : je ne me reveillerai JAMAIS.
Ma famille vient admirer mon funeste corps le jour de mon enterrement; je porte une jolie jupe noire cintrée ainsi qu'un bustier en soie et une veste chanel. Sobre et passe-partout, comme mon enterrement.
D'ailleurs ca me fais chier d'avoir été mise "sous terre", pour finir bouffer par les vers, MERCI !
Enfin, le cercueil, cette boîte qui est censée être ma nouvelle maison pour de nombreuses années est mit donc "sous terre" sous les pleures des membres de ma famille.
Ca y est, je suis morte.
Mais voila ! Il a fallut que je n'en fasse qu'à ma tête !
Résultat des courses : je me "reveille" deux jours aprés avoir été entérrée, dans une boîte étroite et opréssante.
Je ne peux pas hurler, les mots ne sortent pas de ma bouche, les sons restent coincés dans la gorge.
Je suis morte durant 76 heures et le retour à la réalité est assomant.
Alors je tape, je gratte, je m'artèle de mes mains frêles les parois du cercueil, mais rien n'y fait.
Soudain, le tunnel réaparaît, le tunnel que j'avais vu la première fois. Il est long et lumineux, le genre de chemin que tu es obligé de suivre, un chemin tellement tentant !
Je me laisse donc tenter pour la seconde fois, sûrement la dernière.
Mais John en a décidé autrement. Il veut me voir une dernière fois avant de mourir.
(...)
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# Posté le samedi 01 novembre 2008 20:19

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